Etude

Conflit d'intérêt dans les facultés de médecine ?



Menée conjointement par le centre de recherche Spiral de l’ULiège et une équipe de médecins de l’ASBL Groupe de recherche et d’action pour la santé (GRAS), l’étude dresse un classement des dix facultés de médecine du pays.

En se basant sur quinze critères, les facultés se sont vu attribuer un score entre 0 et 30. Les critères retenus vont des politiques de limitation des cadeaux et repas offerts par les labos pharmaceutiques aux financements reçus par la faculté, en passant par l’existence de formation à la problématique des conflits d’intérêts. D’après l’étude, seules quatre facultés disposent de politiques en la matière, mais celles-ci seraient peu restrictives et insuffisantes. L’UCLouvain, côté francophone, et l’UGent, au nord du pays, figurent parmi les « bons élèves » avec un score de 3 points sur un total de 30. Elles sont suivies par la KULeuven et l’UHassel qui obtiennent un point.

Lucas Bechoux, doctorant en sciences politiques, est à l’origine de l’étude. D'après lui, « plus les étudiants sont confrontés tôt et de manière récurrente à la promotion pharmaceutique, plus leurs habitudes de prescriptions seront impactées. Cela va créer un biais dans leur perception de l’industrie pharmaceutique. Ce qui entraîne in fine une diminution de la qualité des traitements et une augmentation des coûts de prescription. Il s’agit donc d’un réel enjeu de santé publique ».

Extrait de l'article de Charlotte Hutin (LeSoir).

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